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Le bétonnage par temps chaud

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fiche technique

 

Description du phénomène

Recommandations pour un bétonnage par temps chaud

- Mauvais maintien de l’ouvrabilité dans le temps (difficultés de mise en œuvre).
- Diminution des performances mécaniques à long terme (ajout d’eau).
- Temps de prise plus court (le béton tire plus vite).
- Fissuration (retrait plastique).
- Poudroiement en surface.
- Diminution des résistances et de la durabilité des surfaces.

 

Qualités requises pour les matériaux

  • Les granulats doivent être propres et humides afin qu’ils ne pompent pas l’eau.
    Éviter de les stocker au soleil. Les prémouiller la veille de leur utilisation.
  • Utiliser un ciment présentant la plus faible chaleur d’hydratation.
  • Limiter l’eau de gâchage et s’interdire le rajout d’eau.
  • Employer plutôt des adjuvants plastifiants et superplastifiants qui ont des effets secondaires retardateurs de prise et qui, combinés à des retardateurs de prise et de durcissement, atténuent les effets de la température.
  • Vérifier auprès des fournisseurs d’adjuvants que les produits utilisés sont compatibles avec les températures rencontrées.

 

Conditions requises sur le chantier

  • Humidifier très largement les supports la veille du bétonnage de façon à éviter l’absorption de l’eau de gâchage par le support.
  • Couler le béton aux heures fraîches de la journée de préférence.
  • Un courant d’air ou une exposition au soleil accélère l’évaporation de l’eau de gâchage et entraîne des fissures de retrait.
  • Refroidir les matériaux constitutifs du béton.
  • Curer les surfaces libres

Schéma début de prise du béton par temps chaud

 

Cure des bétons

  • C’est l’évaporation d’une trop grande quantité d’eau d’hydratation qui conduit aux principales pathologies. Elle est bien sûr favorisée par un rayonnement solaire important, mais surtout par l’effet du vent ou d’un courant d’air persistant.
  • La solution pour éviter ces désagréments est la cure des surfaces libres du béton en contact avec l’atmosphère.
  • Globalement, cette cure consiste, soit à empêcher l’évaporation (pulvérisation d’un produit de cure, bâche plastique), soit à compenser la perte d’eau (arrosage, toile de jute ou sable ou paille en permanence humides, etc.).
  • D’une manière générale, la durée de la cure humide doit se poursuivre jusqu’à ce que la résistance du béton ait atteint, en valeur relative, 30 à 50 % de la résistance à 28 jours. En France, la durée moyenne de cure est de trois jours. Cependant, cette durée est variable et dépend de la nature du ciment, du béton et des conditions atmosphériques, comme indiqué dans le tableau suivant.

Schéma de la vitesse de maturation du béton

 

Ce qu’il faut savoir

  • Un béton doit durcir et non sécher par déshydratation car un béton “tire” vite lorsqu’il fait chaud et sec. La résistance est accélérée par l’augmentation de la température.
  • Conservé sous l’eau, un béton n’a pas de retrait et développe ses résistances les plus élevées.